Histoire en cour

Une brève histoire des débuts des Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux – les Sœurs de l’Espérance –, qui commence par une présentation de la situation sociale au Canada et dans la province de Québec.
Je vous invite à cette lecture passionnante et, dans les prochains jours, je vous en dirai davantage sur les débuts de la présence des sœurs sur cette terre.

Lorsque les sœurs de la Sainte-Famille (dites de l’Espérance),  arrivent à Montréal en 1901, la Confédération canadienne a 34 ans, la ville de Montréal en a 259 et la province de Québec traditionnellement rurale entre, comme à son insu, dans l’ère industrielle qui entraînera une croissance économique jusqu’en 1929.

De 1901 à 1940, la population de la Province doublera pour atteindre les trois millions. Tous les secteurs de la vie sociale sont entre les mains de l’Église : de nombreuses congrégations religieuses, tant masculines que féminines, assurent l’éducation, le soin des malades, des orphelins, des vieillards et des pauvres.

En Europe, la sécularisation gagne du terrain. En France, la loi Combes de 1901 est cause de l’expulsion ou de l’exil volontaire de plusieurs congrégations enseignantes. Les sœurs de l’Espérance ne sont pas touchées par cette Loi et nos sœurs enseignantes y échappent  en abandonnant le costume religieux. En cette même année 1901, la publication à Rome des     ‘’ Normae ‘’ sur les Congrégations à vœux simples entraîne la transformation d’une grande partie de l’Association de la Sainte Famille en congrégation religieuse  reconnue le 24 juillet 1902 avec des Constitutions approuvées le 18 décembre 1903.

Au Canada, le grand événement ecclésial de l’époque est le 21ième Congrès Eucharistique   .international tenu à Montréal du 7 au 11 septembre 1910. C’était le premier en Amérique du Nord. Quand on fit remarquer à Monseigneur Bruchési que Montréal n’était pas la plus grande ville d’Amérique, il répliqua : ‘’ C’est vrai, mais c’est la plus grande ville catholique’’.

La première guerre mondiale de 1914-1918 affecta les Soeurs  fondatrices étrangères et les Sœurs canadiennes par la coupure des communications avec la Maison Générale à Bordeaux. Au Québec, il y eut beaucoup de débats autour de la conscription et de l’entrée en guerre du Canada. Mais on évitait d’en parler dans les communautés, non seulement parce que le Directoire d’alors conseillait d’éviter les discussions à caractère politique, mais aussi par respect pour nos Sœurs allemandes dont plusieurs étaient venues au Canada à cause du conflit franco-allemand.

L’année 1926 voit s’ouvrir le procès diocésain en vue de l’introduction de la cause de Béatification  du Fondateur à Rome. Cette même année, on célèbre le 25e anniversaire  de l’arrivée des Sœurs de la Sainte-Famille au Canada.

La crise de 1929 a des répercussions sur l’apostolat de nos Sœurs comme on pourra le voir dans l’histoire des communautés. Plusieurs familles sont touchées par cette crise économique  et plusieurs sœurs parleront plus tard des ‘’ années noires ‘’ de leur enfance.

La deuxième grande guerre mondiale de 1939-1945, comme la première, entraîne une rupture de relations avec Bordeaux. Des sœurs verront leur profession perpétuelle retardée parce que la réponse du Conseil Général n’arrive pas.

C’est aussi le travail des femmes dans les usines de guerre qui marque un tournant dans la perception du rôle de la femme dans la société.

L’époque de l’après-guerre en est une de grande expansion industrielle et de prospérité. Pour preuve, entre le début du conflit et la fin des années 1950, le produit national brut quintupla. Cette prospérité économique s’accompagne d’une explosion démographique due en partie à l’augmentation des naissances que l’histoire qualifie de ‘’baby boom ‘’.

Le Chapitre général de 1951 met à la tête de la Sainte-Famille  une canadienne , Sr Claire de Jésus Julien qui, pendant 18 ans, guidera la Congrégation sur des  chemins de rénovation et d’ouverture et cela bien sûr au Canada.

Une des décisions de ce Chapitre fut la nomination d’une sous-directrice pour le Canada. En effet, depuis longtemps on souhaitait la présence d’une autorité sur place pour suivre le développement des œuvres canadiennes.

La Mère Alphonse-Marie Lignelet fut désignée pour cette mission. Lorsqu’elle arrive au Canada en 1951 il n’y a que  6 maisons dont 4 Hôpitaux : Québec, St Laurent, St-Paul l’Ermite et Lourdes du Blanc Sablon, une maison de gardes à domicile à Montréal et une maison de formation à Sillery.

Comme nous le verrons par l’histoire des communautés, elle a donné un élan à la Sainte-Famille en travaillant à son extension : elle a ouvert les écoles de la Vallée de la Matapédia et le petit hôpital d’Amqui ; elle a  décentralisé les grandes communautés urbaines pour favoriser les régions éloignées : Amqui, Sept-Iles, La Romaine. Elle a aussi inauguré la première maison de vacances à Saint-Adolphe d’Howard.Une brève histoire des débuts des Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux – les Sœurs de l’Espérance –, qui commence par une présentation de la situation sociale au Canada et dans la province de Québec.
Je vous invite à cette lecture passionnante et, dans les prochains jours, je vous en dirai davantage sur les débuts de la présence des sœurs sur cette terre.Une brève histoire des débuts des Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux – les Sœurs de l’Espérance –, qui commence par une présentation de la situation sociale au Canada et dans la province de Québec.
Je vous invite à cette lecture passionnante et, dans les prochains jours, je vous en dirai davantage sur les débuts de la présence des sœurs sur cette terre.