Dieu n’est qu’Amour. 

L’évangile présenté en ce dimanche se situe lors de la visite nocturne du pharisien Nicodème à Jésus qui l’intrigue. Il se sent « attiré » par ce qui se dit de lui, et il veut « se faire une idée personnelle. » Attitude qui honore toute personne de bonne volonté. Et Nicodème « va en avoir pour son argent » avec ce que Jésus va lui révéler en disant : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui, celui qui croit ait la vie éternelle. » (Jn 3,14-15).

   Première remarque : l’épisode du serpent de bronze était bien connu par Nicodème : c’était une allusion au serpent d’airain dressé par Moïse au désert : les malades qui le regardaient avec foi étaient guéris. Et Jésus ajoute : « ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui celui qui croit ait la vie éternelle. »  Il faut : il ne s’agit pas de « fatalité », mais d’une décision libre choisie par Jésus en conformité avec la volonté du Père que Jésus exprime dans les versets suivants. D’où la nécessité de la foi pour obtenir la vie éternelle (la guérison.)

  Et Jésus poursuit sa « révélation » à Nicodème qui, probablement, n’en demandait pas tant!  « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que quiconque qui croit en lui, ne périsse pas, mais ait la vie éternelle…Car Dieu a envoyé son Fils pour que le monde soit sauvé (guéri) par lui. » Et voilà révélé le « secret de Dieu, » à Nicodème au creux de la nuit!

  Deuxième remarque : Oui, «  Dieu n’est qu’Amour. » Le commencement de la Lettre aux Hébreux ne peut pas mieux l’exprimer : « Après avoir à bien des reprises et de bien des manières parlé autrefois aux pères dans les prophètes, Dieu, en la période où nous sommes, nous a parlé à nous en son Fils qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes. Ce Fils est resplendissement de sa gloire et expression de son être, et il porte l’univers par l’expression de sa parole. Après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de Dieu… » (1,1-3)

   Jésus enchaîne : « Qui croit en lui n’est pas jugé : qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.… Celui qui fait la vérité vient à la lumière. »

  Troisième remarque : cette façon de parler est proprement juive. Pour Jean, faire la vérité signifie accomplir la volonté de Dieu telle qu’on a pu la percevoir, ce qui dispose à croire en la révélation donnée en Jésus et à pratiquer cette foi.

Avec les apôtres, nous disons : « Jésus, Seigneur, nous croyons, mais viens en aide à notre peu de foi. AMEN. sr. Françoise, sfb

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