« Christ est vraiment ressuscité. »

Pâques est la plus grande Fête, elle est le sommet de l’année liturgique. Réjouissons-nous, nous sommes « sauvés. » Pâques est aussi la Fête du plus grand silence. Personne n’a « vu » ni « entendu » ce qui s’est passé. Le seul « témoignage » rapporté par les évangélistes est : « le « tombeau est vide. » Où donc est passé Jésus? Sur quoi « repose » le témoignage des femmes et des apôtres? Les uns et les autres ont dit ce qu’ils ont « vu » : mais c’est « la foi seule » qui accueille le mystère. Et la foi ne peut s’appuyer sur des « preuves. » Elle est une confiance infinie en Jésus, qui « est mort et qui, maintenant, est Vivant. »

Première remarque : Ce sont des femmes qui, les premières, « à l’aube du premier jour de la semaine », viennent au tombeau « pour parfaire l’ensevelissement de Jésus. » Et voilà que le tombeau est vide! Elles sont les premières « témoins », à voir et à répandre la « nouvelle. » Mais on ne les croit pas…

Deuxième remarque : Après tout ce qui vient de se passer, le procès du « Prophète Jésus », le Messie tant attendu, et sa fin « décevante », comment croire à l’espérance qu’Il avait fait naître, Lui qui devait « délivrer son peuple de ses oppresseurs? » C’est à peine si ses « plus fidèles disciples » se souvenaient de ce qu’Il avait dit au moins à trois reprises : « Il lui fallait s’en aller à Jérusalem, souffrir beaucoup …., être mis à mort, et le troisième jour ressusciter. »

Troisième remarque : Jésus savait bien que cela « dépassait l’entendement » laissé à ses propres forces. Aussi avait-il dit à Pierre : « Satan vous a réclamés pour vous secouer dans un crible comme on fait pour le blé. Mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Lc 22,31-32)

À l’annonce faite par les femmes que Jésus est Vivant, les Apôtres ne peuvent croire, à moins que la lumière surgisse dans leurs cœurs endoloris. Une scène d’un film sur Jésus de Nazareth rapporte ce cheminement qui peut aussi être le nôtre. Les Apôtres se retrouvent dans un même lieu « après tout ce qui est arrivé. » « Leur espérance est bel et bien morte. » Arrive une des femmes de leur groupe qui a suivi Jésus et qui leur dit : « J’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’Il m’a dit : Va trouver mes frères et dis-leur : « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jn 20,17). Les Apôtres sont très peu réceptifs. Mais Pierre est silencieux. Et l’un d’eux le pousse à s’exprimer, lui disant : « Comment toi, tu peux croire aux dires de cette femme? Surtout, toi qui l’as renié? » Après un silence, Pierre répond : « Je crois (ou je commence à croire) parce qu’Il a dit qu’Il ressusciterait le troisième jour. Et aussi PARCE QU’Il M’A PARDONNÉ! » Notre foi à chacun n’est-elle pas fondée sur une expérience semblable?

Oui, car elle repose sur la Parole de Jésus et sur son Pardon. Et cela ne peut tromper! sr. Françoise, sfb

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